Le souffle du Maître 

Je rêvais aux journées que je venais de vivre, encore très troublée par l’enseignement de Babaji: pas de dogmes car chaque voie est particulière pour atteindre le divin en soi.

Un coup de coeur de Lucile Jouvenel

Après avoir découvert Blanche de Richemont à travers « La Fille du désert », j’ai eu envie de poursuivre avec « Le souffle du Maître ».

Dans ce livre, roman/récit de vie, Blanche de Richemont, l’autrice, partage son expérience de rencontre avec Vijayananda, disciple de Ma Ananda Moyi, devenu lui-même enseignant spirituel.

Le lecteur la suit dans ces allers-retours entre la France et Kankhal.

Bien que les deux derniers chapitres aient trait à son histoire personnelle, le livre décrit de manière drôle et authentique son cheminement, ses états d’âme, ses blocages, sa non compréhension de l’enseignement ainsi que ses éclairages. Cette sincérité permet de nous projeter facilement dans son vécu.

L’ensemble du livre est parcouru par des citations de Ma Ananda Moyi et de Vijayananda qu’elle nomme Babaji dans l’ouvrage.

Quelques extraits:

Ma disait : « Si vous connaissez le véritable Art de vivre, l’art de vous remettre à la grâce de Dieu, vous apprendrez à trouver la joie même au milieu de toutes les adversités, car vous saurez que plaisirs et tristesses, comme la nuit et le jour, se succèdent naturellement dans la grande ordonnance de l’univers. »

« (…) Je rêvais aux journées que je venais de vivre, encore très troublée par l’enseignement de Babaji: pas de dogmes car chaque voie est particulière pour atteindre le divin en soi. Voir la vie à travers le prisme du divin élève chaque instant de notre existence. On médite pour s’unir à l’univers. On cherche le silence du mental, ennemi du mystère, pour trouver la lumière. Si les grands Sages sont des êtres réalisés, c’est parce qu’ils ont poussé à l’extrême leur faculté humaine. C’est pour cette raison que Babaji se disait ordinaire: il était l’homme dans la perfection, à la fois naturel et surnaturel. J’étais fascinée par cette nouvelle façon d’être au monde entièrement tournée vers la Joie. Je m’étonnais qu’en trente ans de vie personne ne m’ait montré ce chemin. A moins que je n’ai pas su le voir. »

Babaji avait répété : « Les gens aiment la souffrance pour échapper à l’ennui. Les gens aiment la souffrance car il est plus facile d’avoir une grande souffrance qu’une grand joie. Et sans l’un ou sans l’autre, ils s’ennuient. On préfère souffrir que la banalité. Et être heureux est difficile. »

Et pour “rencontrer” Vijayananda: